Microsoft a-t-il commis avant la révolution populaire tunisienne une négligence caractérisée ou est-ce plutôt de l’inconscience ? Slim Amamou a déjà donné la réponse...
En juin dernier, d’après Slim Amamou, célèbre blogueur avant la révolution du jasmin, puis, secrétaire d'Etat, après la révolution, Microsoft avait entamé une vaste opération de « phishing » (hameçonnage) avec l’aide de la cyberpolice tunisienne pour réprimer le peuple assoiffé de s’exprimer sur le net.
Chargée de contrôler les infrastructures techniques et aussi les serveurs de noms de domaines (DNS), la cyberpolice tunisienne de l’ancien dictateur, avait mis en place de fausses pages d'accueil Gmail et Facebook, afin de faciliter le piratage des mots de passe des personnes dites « agitatrices » afin d’émettre la main sur leurs profils ou de lire leurs courriels.
Google quant à lui avait réagit rapidement en mettant en place des connexions provenant de Tunisie, de passer via un protocole sécurisé HTTPS, garantissant aux internautes tunisiens, l’authenticité de Gmail.
Cependant, Microsoft lui, a aidé le régime du dictateur, en incluant au sein du navigateur Internet Explorer la gestion de ces certificats de sécurité, en offrant à l'Etat tunisien, un programme de certification qui lui est propre. Ce dernier englobe les noms de domaines nationaux en .tn, mais également tous les noms de domaines (.com, .org, etc). L’ancien régime pouvait alors orchestrer des attaques informatiques évoluées, comme l’attaque du « Man in the middle », durant la révolution, et, qui a privé certains cyber-activistes et blogueurs de leurs comptes Facebook, et de leur « fan-page ».
Rappelons que, Steve Ballmer PDG de Microsoft, avait remis en 2007, « le trophée Microsoft » pour le leadership mondial en technologies de l'information. Ceci appuie bien le fait que l’entreprise Microsoft ait été consciente de l'usage que l'ex-dictateur tunisien allait en faire….



